Création de la Confédération de l’AES : la Cédéao poursuit ses menaces

Création de la Confédération de l'AES la CEDEAO poursuit ses menaces

Le président de la commission de la Cédéao, Dr. Omar Alieu TOURAY, a listé ce dimanche les conséquences du retrait de l’AES de l’organisation sous-régionale. Cette déclaration intervient au lendemain de l’annonce de la création de la confédération du Mali, du Burkina-Faso et du Niger.

Le 65ᵉ sommet de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), s’est ouvert ce dimanche 7 juillet à Abuja au Nigeria. Il a été précédé le samedi 6 juillet par le sommet des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui a confirmé le départ de ces trois pays de l’organisation sous-régionale.

La confédération de l’AES menacée

Lors de son allocution au cours du sommet, le Dr Alieu Touray a identifié quelques impacts du retrait des pays de l’AES de la Cédéao. Sous forme de menaces, le président de la commission a indiqué que sur le plan politique, ce retrait isolerait ces pays sur la scène internationale. Ils perdraient le soutien des blocs pour des candidatures à des postes internationaux à l’Union africaine, des Nations unies et d’autres organisations similaires.

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En outre, les conditions de voyage et d’immigration vont changer pour les ressortissants de ces pays qui devront désormais obtenir des visas pour voyager dans la sous-région. Ils ne pourraient non plus résider ou créer des entreprises librement dans le cadre des facilités de la Cédéao et seraient soumis à divers lois nationales. Sur le plan économique, Dr Touray a aussi identifié des impacts. Il s’agit de l’arrêt ou la suspension de projets et programmes de l’organisation, estimée à plus de 500 millions de dollars américains.

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Les projets et investissements des institutions financières régionales comme la BIDC et la BOAD dans ces pays seraient aussi affectés a-t-il ajouté. Sur le plan institutionnel, la fermeture des structures régionales de la Cédéao dans l’espace AES va affecter la sécurité d’emploi de quelques 130 personnels de l’organisation, citoyens de ces pays. Un coup dur serait aussi porté à la coopération en matière de sécurité, notamment en ce qui concerne le partage de renseignement et la lutte contre le terrorisme.

Cependant, il est facile d’imaginer que ces avertissements ne feront pas reculer ces trois pays qui ont signé hier, l’acte constitutif de la Confédération de l’AES. Le président malien, le Colonel Assimi Goïta en assure la présidence pendant un an et le Burkina va accueillir la première session parlementaire de cette nouvelle institution. Les trois pays se sont aussi engagés à renforcer leur coopération dans divers domaines.

Esso A.